Andrea

1. Pour commencer

Naissance

Au bord des larmes

Elles sont à l’intérieur ; je sais qu’elles ne se montreront pas

Il y a des êtres, pas loin

Des présences

Elles suffisent à me résorber

Même derrière un mur.. la porte est ouverte, elles peuvent surgir à tout moment

Pourtant ma gorge me supplie de me laisser pleurer

Une vague s’enroule autour de ma nuque, retombe sur mes tempes, se noue en moi

J’ouvre ce journal, et j’ai l’impression d’être subitement arrivée

Quelque part

Au bout d’un chemin

Face à cet inconnue, à ce danger inespéré

Mes mains tremblent presque ; je n’ai jamais été si fébrile

La mort ? non. Pour une fois, non. C’est quelque chose de bien vivant

De libérateur

De violent

De délicieux

D’insupportable

Qui me donne envie de pleurer tous mes regrets

Tout ce temps perdu

Avant d’arriver là

Pleurer.. je n’y arrive pas. Des proches sont là. Trop

J’attendrai la nuit

La solitude

J’espère

Je n’ai que ça

J’ai tout, mais je n’ai que ça

L’espoir